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Souvenirs de Perterhof

Peterhof  (ou Petrovorets)  est le palais d’été érigé par Pierre le Grand dans les années 1720. Ce Palais, situé à une trentaine de kilomètre, à l’Ouest, de Saint-Péterbourg, est sans doute le plus impressionnant de la région.

Surnommé le «Versaille russe», ce site offre aux visiteurs une série de jardins et de palais au bord du golfe de Finlande. Il parait qu’après un voyage en France, Alexandre le Grand aurait ordonner la construction d’un palais qui surpasserait les splendeurs de Versailles. Mission presque accomplie, bien que Versailles… reste quand même Versailles !

La composante la plus spectaculaire se situe dans le jardin inférieur : la Grande cascade offre une symphonie  de plus de 140 fontaines et canaux construits par Pierre, en personne ! Cette cascade, par la statue centrale de Samson, symbolise la victoire de Pierre sur les suédois. Un jolis pied de nez aux voisins finlandais (de l’autre côté du golfe).

Au dessus de cette cascade se dresse le Grand palais. Si le palais original se voulait de taille plutôt modeste, la Palais fût agrandit par la suite par Rastrelli pour l’Impératrice Élisabeth. Sous Catherine II, le Palais reçut une décoration plus baroque. Aujourd’hui, le Palais est un vaste musée où l’on peut admirer peintures, meubles et lustres d’origines (les ornements avaient été mis en lieu sûr en russie centrale avant l’arrivée des nazis). Ce palais est aussi, en quelque sorte, une célébration du savoir-faire des restaurateurs russes (toujours à l’oeuvre par ailleurs !). Le palais offre aux visiteurs pas moins de 20 salles en enfilades.

Il faut savoir que le site fût littéralement saccagé par les nazis lors de la Seconde Guerre mondiale, qui ne laissèrent derrière eux, qu’un palais noircit par les cendres. Des recherches historiques récentes ont cependant prouver que les dégâts les plus significatif ont été causé par les bombardements de l’hiver 1941-1942 ordonnés par Stalline pour empêcher Hitler de célébrer le nouvel an dans le palais. Le restauration du Palais fût rendu possible grâces aux nombreuses archives et photographies gardées à l’abri.

Se visite aussi : le palais Monplaisir, l’Ermitage et le palais Marly, le parc Alexandria et la cathédrale Saint-Pierre-et-Paul.

Bien que la visite du site est enchanteresse, l’expérience peut s’avérer frustrante : tout d’abord par le prix de l’excursion, ensuite les jours de fermeture sont différents pour chaque musée, sans compter qu’il faut parfois attendre plusieurs heures pour entrer dans le Grand-Palais.

Comment s’y rendre ?

La plus simple est de prendre le bateau depuis l’embarcadère situé devant l’Ermitage, à Saint-Petersbourg. Comptez environ 30 minutes de trajet sur la Neva jusqu’au Golfe de Finlande.

Le plus économique est de prendre le taxi collectif au départ de la station de métro Avtovo. Le taxi collectif vous déposera près de l’entrée principale du jardin supérieur.

L’arrivée par le Neva et le Golfe de Finlande fait partie du charme de la visite ! Je vous conseille de prendre le bateau à l’aller, et de faire le retour en taxi collectif, ce qui vous permettra de découvrir un peu la banlieue de Saint-Pétersbourg.

Combien ça coûte ?

CHER ! En effet, l’entrée dans le parc inférieur ne comprend par l’entrée dans les différents palais du site. Aussi, il faut sortir son porte monnaie régulièrement pour accéder aux différents pavillons. Personnellement, dans les musées payants, je n’ai visité «que» les jardins inférieurs et le Grand-Palais.

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Souvenirs de Saint-Pétersbourg

Saint-Pétersbourg se situe au nord-ouest de la Russie sur le delta de la Neva et s’étend sur plusieurs îles. C’est le plus important port russe donnant sur la mer Baltique et la deuxième ville du pays (après la capitale Moscou). Au sein des villes ayant plus d’un million d’habitants, elle est la plus septentrionale du monde (à 59°57 N, soit seulement six degrés du cercle polaire). Cette situation géographique particulièrement la visite de la ville en juin et en juillet assez exceptionnelle puisque la nuit y est pratiquement inexistante.

L’histoire de Saint-Pétersbourg est aussi mouvementée que la ville a changé de nom au cours de l’histoire. La ville a été fondée par le tsar Pierre-le-Grand en 1703, ce dernier souhaitant faire de la ville une véritable porte ouverte vers l’Europe occidentale. Saint-Pétersbourg fût d’ailleurs la capitale de la Russie jusqu’à à Révolution de 1917 devenant ainsi durant plus de 200 ans le centre politique et culturel de la Russie.

Cette capitale du Nord est un véritable musée un ciel ouvert : le long de la Néva et des nombreux canaux qui traversent la ville, se dressent de magnifiques palais et hôtels particuliers de styles classiques. Autant de musées à découvrir (il en existe actuellement 70) !  Que dire des églises et des cathédrales, toutes les plus grandioses les unes que les autres !

Saint-Pétersbourg c’est aussi le berceau du ballet russe (essayez un balai au théâtre Marinsky), et la ville natale de nombreux artistes tels que Pouchkine, Dostoïevski, Chostakovitch, etc.

Bien que la ville accueille des millions de touristes par année, en dehors des attractions culturelles et historiques, on ne sent pas la pression des touristes dans la ville. Que ce soit dans les épiceries ou dans les rues adjacentes, on se trouve très vite dans le vrai Saint-Pétersbourg, loin des paillettes. J’ai l’impression que les touristes ne sortent pas des sentiers battus et qu’en dehors de la perspective Nevski, ils ne prennent pas la peine de se promener dans la ville, peut-être parce les touristes font souvent parti d’un groupe organisé, ce qui laisse peu de temps pour les découvertes individuelles.

Quoi voir, quoi faire ?

Deux musées à ne pas manquer :

  • L’Ermitage et la place du palais : le musée occupe cinq bâtiments, dont le Palais d’hiver, ancienne résidence des tsars et tsarines de Russie. Le musée doit son nom à Catherine II, qui se sentait comme un ermite dans son palais. C’est elle qui d’ailleurs commence la collection en 1764, certainement pour tromper son ennui.  Le musée s’est rapidement transformé en une véritable galerie d’art. Aujourd’hui, la collection abrite plusieurs millions de pièces dont seulement 3 % sont exposées dans les 400 salles du musée. La particularité de la collection est qu’elle ne contient que des oeuvres étrangères : antiquités, Léonard de Vinci, Michel-Ange, Raphaël, le Titien, Monet, Van Gogh, Gauguin, Renoir, Degas, Matisse, Picasso, et bien d’autres. Les oeuvres russes sont présentées au Musée russe.Un petit conseil : si vous n’avez que quelques heures à consacrer au musée, n’hésitez pas à prendre un guide qui vous montrera les principales pièces selon vos intérêts.
  • Le musée russe : la collection compte environ 400 000 oeuvres datant du 10e siècle à nos jours. La collection illustre les différentes formes d’art russe. Le Musée se trouve à l’intérieur du palais Mikhaïlovski, un superbe palais de style néoclassique de Carlo Rossi, construit en 1825 dans un style néoclassique. À voir particulièrement, la collection d’art populaire et la salle consacrée aux icônes.

Églises et monuments

  • Cathédrale Saint-Isaac et les alentours : le dôme d’or de la cathédrale domine littéralement la ville. Son intérieur est riche, tout en marbre. C’est l’architecte français Monferrand qui gagna le concours organisé par Alexandre Ier pour dessiner la cathédrale. Il est possible de monter les 262 marches qui mènent à la colonnade (attention, il faut acheter un billet séparément). Le panorama que l’on a de la ville au sommet vaut vraiment l’effort !
  • L’Église Saint-sauveur-sur-le-sang-versé : aussi appelé Église de la Résurrection, c’est certainement le monument le plus éblouissant de la ville ! L’intérieur est magnifiquement décoré de mosaïques. C’est devant le parvis de l’Église qu’Alexandre II a été assassiné en 1881. Un monument en marbre se dresse à l’endroit précis où le tsar a été blessé.
  • La cathédrale Notre-Dame-de-Kazan : cette cathédrale se situe sur la Nevski Propect. Vous ne pourrez manquer les imposantes colonnades qui forment un hémicycle en direction de l’avenue. Cet édifice se veut inspiré de Saint-Pierre de Rome. Il devait y avoir une deuxième cathédrale qui devait lui faire écho juste en face. Mais le projet a été abandonné. L’intérieur de la cathédrale est aussi imposant. Vous pourrez aussi prendre contact avec les célébrations orthodoxes en fin d’après-midi.
  • La forteresse Pierre-et-Paul  : la visite de la forteresse nécessite plusieurs heures tant il y a des choses à y voir ! Construite en 1703, c’est le monument le plus ancien de Saint-Pétersbourg. Cette forteresse a été construite par Pierre-le-Grand pour défendre la ville contre les Finlandais. N’hésitez pas à emprunter l’itinéraire du circuit panoramique. Cette balade suit les remparts et vous donne une vue fantastique sur la Neva. La cathédrale Pierre-et-Paul renferme de nombreuses tombes les dirigeants prérévolutionnaires de la Russie depuis Pierre-le-Grand. D’autres édifices peuvent être visités selon vos intérêts.
  • La cathédrale Smolny : d’un magnifique beau bleu ciel, cette cathédrale est l’oeuvre du célèbre Rastrelli. C’est la construction centrale d’un couvent. Nous n’avons pu rentrer à l’intérieur, mais il paraît que c’est de toute beauté !
  • La cathédrale Saint-Nicolas-des-Marins : aussi appelée Nikolski, cette cathédrale est l’une des préférées des Pétersbourgeois.  Vous y verrez un clocher baroque, des dômes dorés et une couleur bleu clair lumineuse. À l’intérieur vous découvrirez de nombreuses icônes du XVIIIe siècle et une iconoclaste finement sculptée.

Les guides proposent souvent des ballades pour découvrir la ville, vous passerez certainement devant :

  • le Croiseur Aurore
  • le Cavalier de bronze
  • l’Amirauté
  • la Nevski Prospekt (équivalent des Champs-Élysée de Paris)
  • les rostrales dans le quartier de la Strelka
  • Croisière sur la Neva et les canaux

Plus excentré (30 km de la ville environ), à ne pas manquer, deux coups de coeur :

  • Peterhof
  • Starskoï Selo et Pavlosk

Comment circuler ?

Si vous n’avez pas peur de marcher, le coeur de la ville se visite facilement à pied. La ville dispose aussi d’un métro qui permet de rallier les principales attractions de la ville. Ayez avec vous à la fois un plan en cyrillique et un plan phonétique, cela vous aidera grandement à vous orienter et aussi à comprendre l’annonce au haut-parleur des différentes stations (d’où l’importance du plan phonétique). À noter que les noms des stations ne sont pas indiqués clairement sur le quai. Ouvrez donc les oreilles, ou comptez attentivement le nombre des stations entre votre point de départ et votre point d’arrivée . De plus un plan en cyrillique se révèle très pratique quand on souhaite demander son chemin à un russe.

Aussi, les taxis collectifs se révèlent peu dispendieux et très pratiques. Pour une dizaine de roubles, il est possible de faire des kilomètres et de rejoindre les palais plus excentrés, comme Peterhof ou Starskoï Selo. Aussi ces taxis permettent de retrouver rapidement son chemin quand on a pris la perspective Nevski dans le mauvais sens.